Glossaire

  • Antminer

    Antminer est la gamme de mineurs ASIC industriels du fabricant chinois Bitmain. Les générations se suivent depuis le S9 (environ 14 TH/s) jusqu’au S21 Pro, qui atteint 234 TH/s pour environ 3 500 W.

    On en parle sur un site de home mining parce que les Bitaxe et NerdQAxe réutilisent les mêmes puces : une ou quelques-unes au lieu de près de deux cents. La BM1397 vient du S17, la BM1366 du S19 XP, la BM1368 du S21 et la BM1370 du S21 Pro, qu’elle partage avec la Bitaxe Gamma.

    En solo, un S21 Pro a environ 1 chance sur 28 000 par jour de trouver un bloc, soit un temps moyen d’environ 77 ans. En face, ses 3 500 W en continu coûtent environ 6 100 € par an au tarif Bleu EDF Base (0,2001 €/kWh), demandent une ligne électrique dédiée et produisent un bruit de ventilation industriel. C’est pour cela qu’un Antminer n’est pas une option réaliste en appartement : voir le minage Bitcoin à domicile est-il réaliste et les mineurs pensés pour la maison.

  • ASIC

    ASIC (Application-Specific Integrated Circuit) désigne une puce conçue pour une seule tâche. En minage Bitcoin, cette tâche est le double SHA-256 de l’en-tête de bloc. Une puce ASIC ne sait rien faire d’autre, mais elle le fait de très loin mieux qu’un processeur ou une carte graphique.

    L’écart se voit sur deux machines de bureau. Un NerdMiner V2, qui tourne sur un microcontrôleur ESP32 sans ASIC, calcule environ 50 kH/s pour 1 W. Une Bitaxe Gamma, avec une seule puce BM1370, atteint environ 1,2 TH/s pour 15 à 18 W : environ 24 millions de fois plus de hashs pour une quinzaine de fois plus d’électricité. L’efficacité se compare en joules par terahash.

    Les principaux fabricants sont Bitmain (puces BM13xx, machines Antminer), MicroBT (Whatsminer) et Canaan (Avalon). Les mineurs open source comme la Bitaxe ou le NerdQAxe++ réutilisent des puces Bitmain : BM1366 (Bitaxe Ultra), BM1368 (Bitaxe Supra) et BM1370 (Bitaxe Gamma, Antminer S21 Pro), autour de 15 J/TH pour la plus récente. Le panorama des machines est dans mineur Bitcoin open source : lequel acheter.

  • AxeOS

    AxeOS est l’interface web des mineurs Bitaxe, intégrée au firmware open source ESP-Miner que maintient la communauté bitaxeorg. On y accède depuis un navigateur sur le réseau local, par l’adresse IP du mineur ou, depuis la version 2.15.0, par son nom d’hôte grâce au mDNS.

    On y règle le WiFi, le pool (hôte, port, identifiant, c’est-à-dire votre adresse Bitcoin), un pool de secours, la fréquence et la tension de la puce, ainsi que le ventilateur. Le tableau de bord affiche le hashrate, les températures, les shares et la meilleure difficulté atteinte.

    La version actuelle est la 2.15.3 (20 septembre 2026), publiée sur GitHub. La 2.14.0 a apporté le support natif de Stratum V2 et un tableau de bord personnalisable ; la 2.15.0 a intégré l’interface au fichier esp-miner.bin, qui se met à jour seul depuis AxeOS. Tous les réglages sont détaillés dans AxeOS : prise en main et paramétrage complet, et le réglage de la puce dans overclocking et underclocking du Bitaxe.

  • Bitaxe

    Bitaxe est un mineur Bitcoin open source, matériel et firmware, lancé par le développeur Skot et maintenu par la communauté bitaxeorg sur GitHub. Une petite carte réunit une ou plusieurs puces ASIC Bitmain, un microcontrôleur ESP32-S3 avec WiFi et l’électronique d’alimentation. Tout se règle depuis un navigateur avec AxeOS.

    Les principales versions, avec des valeurs d’origine relevées en septembre 2026 :

    • Ultra (204/205) : 1 puce BM1366, 400 à 500 GH/s, 11 à 13 W, ancienne génération ;
    • Supra (401/402) : 1 puce BM1368, 600 à 700 GH/s, 11 à 13 W, ancienne génération ;
    • Gamma (601) : 1 puce BM1370, 1,1 à 1,3 TH/s, 15 à 18 W, le modèle de référence ;
    • Gamma Turbo ou GT (801) : 2 puces BM1370, 2,1 à 2,5 TH/s, 36 à 43 W, alimentation 12 V ;
    • Hex (701/702) : 6 puces BM1366, 3 à 4,2 TH/s, 65 à 90 W, ancienne génération ;
    • Gamma Hex (1300) : 6 puces BM1370, 8,4 TH/s annoncés pour environ 140 W, nouveauté 2026.

    Une Bitaxe Gamma a 1 chance sur 5,5 millions par jour de trouver un bloc, et son électricité coûte plus que son gain moyen. On l’achète pour jouer à la loterie avec une machine à soi, sans abonnement, revendable, et pour comprendre le minage de près. Ça tombe parfois : le bloc 957 382, en juillet 2026, a été trouvé par une Bitaxe seule. Le design étant libre, beaucoup de clones circulent, et la liste des vendeurs reconnus est tenue dans le dépôt bitaxeorg/legitlist.

    Pour aller plus loin : le test de la Bitaxe Gamma, celui de la Bitaxe GT 801, et où acheter un Bitaxe en France. Power Mining vend la Bitaxe Gamma à 121 € (prix relevé fin septembre 2026). Le lien Power Mining de cette définition est affilié : le code SOLOMINER vous donne 10 % de remise et me reverse une commission, sans surcoût pour vous.

  • Bloc

    Un bloc est un paquet de transactions que la blockchain Bitcoin ajoute d’un seul coup. Il se compose d’un en-tête de 80 octets et de la liste des transactions. L’en-tête contient six champs : la version, le hash du bloc précédent, la racine de Merkle des transactions, l’horodatage, la cible de difficulté sous forme compacte (le champ « bits ») et le nonce. C’est cet en-tête que les mineurs hachent en boucle.

    Un bloc est valide quand le double SHA-256 de son en-tête tombe sous la cible. Le réseau en produit un toutes les 10 minutes en moyenne, et sa taille est plafonnée à 4 millions d’unités de poids (weight units), soit 1 million de vbytes. Fin septembre 2026, la chaîne a dépassé la hauteur 969 000.

    Le mineur qui trouve un bloc se paie dans la transaction coinbase : 3,125 BTC de récompense de bloc depuis le halving d’avril 2024, plus les frais des transactions incluses (environ 0,02 BTC par bloc en septembre 2026). En solo, c’est tout ou rien, et la marche à suivre le jour où ça arrive est détaillée dans que faire si vous trouvez un bloc.

  • Bloc candidat

    Un bloc candidat est le bloc sur lequel un mineur travaille : transactions choisies, coinbase remplie, en-tête complet, sauf qu’aucun hash valide n’a encore été trouvé. Tant que son hash ne passe pas sous la cible, ce n’est qu’une proposition.

    Le mineur en teste des variantes à grande vitesse en modifiant le nonce, l’extranonce, certains bits de version et l’horodatage. Au 29 septembre 2026, il faut en moyenne environ 5,7 × 1023 essais pour qu’une variante passe. Si c’est le cas, le bloc est diffusé et chaque nœud le vérifie avant de l’ajouter à sa chaîne.

    Dès qu’un autre mineur publie un bloc à la même hauteur, le candidat devient caduc : le pool envoie un nouveau travail construit par-dessus ce bloc, et il met aussi à jour le candidat en cours de route pour y intégrer de nouvelles transactions. Le candidat naît d’un block template et devient un vrai bloc grâce à la preuve de travail.

  • Bloc orphelin

    On appelle couramment bloc orphelin un bloc valide qui finit hors de la chaîne principale. Le terme exact est « stale block » : à l’origine, « orphelin » désignait un bloc dont le nœud ne connaissait pas encore le parent. Dans l’usage francophone, les deux se confondent.

    Le scénario classique : deux mineurs trouvent un bloc à la même hauteur à quelques secondes d’écart. Le réseau se partage un moment entre les deux versions, puis le bloc suivant tranche. La branche qui cumule le plus de travail l’emporte, l’autre bloc est abandonné et ses transactions retournent en mempool. Son mineur perd la récompense, ce qui explique pourquoi une récompense de minage exige 100 confirmations avant d’être dépensée.

    Pour un solo miner, ce risque ne dépend pas de votre hashrate mais de la vitesse de propagation du bloc, c’est-à-dire surtout de la connexion du pool au reste du réseau. Il existe, mais il est faible, et il ne pèse rien à côté de la probabilité de trouver le bloc au départ. Si ça arrive un jour, les étapes de vérification sont dans que faire si vous trouvez un bloc.

  • Block Template

    Le block template (modèle de bloc) est le brouillon qu’un nœud prépare pour les mineurs : un en-tête à compléter, des transactions choisies dans la mempool et la transaction coinbase. Bitcoin Core le fournit avec la commande RPC getblocktemplate (BIP 22 et 23).

    Celui qui construit le template choisit les transactions du bloc. Avec Stratum V1, c’est toujours le pool : votre Bitaxe reçoit un travail prêt à hacher et n’en voit pas le contenu. Même en solo sur CKPool, le template vient du nœud du pool, pas du vôtre.

    Deux pistes rendent ce choix au mineur. La première : héberger son propre pool solo, par exemple Public Pool sur son nœud. La seconde : les protocoles qui permettent de déclarer son propre template au pool, comme Stratum V2 avec Job Declaration (serveur expérimental sur le port 3337 de Solo CKPool) ou DATUM chez OCEAN. Le template devient un bloc candidat dès que le mineur commence à le hacher.

  • Blockchain

    La blockchain Bitcoin est le registre public de toutes les transactions depuis le bloc genesis du 3 janvier 2009. Chaque bloc contient le hash de l’en-tête du bloc précédent : modifier une transaction ancienne change ce hash et casse le lien avec tous les blocs qui suivent.

    Personne ne tient ce registre seul. Des milliers de nœuds en gardent une copie et vérifient chaque bloc avec les mêmes règles de consensus. Quand deux versions concurrentes coexistent, les nœuds suivent la chaîne qui cumule le plus de travail, ce qui n’est pas toujours celle qui compte le plus de blocs.

    Réécrire ne serait-ce que le dernier bloc demanderait de refaire sa preuve de travail plus vite que le reste du réseau, qui calcule environ 950 EH/s fin septembre 2026. Pour un solo miner, la blockchain est aussi l’arbitre : un bloc trouvé par une Bitaxe y figure exactement comme celui d’une ferme industrielle, et on peut le vérifier soi-même (voir le suivi des blocs trouvés par des home miners).

  • BM1366

    Le BM1366 est une puce ASIC SHA-256 de Bitmain, celle de l’Antminer S19 XP. Le projet Bitaxe l’a reprise pour la Bitaxe Ultra (séries 204 et 205), puis pour la Bitaxe Hex, qui en aligne six.

    Sur une Bitaxe Ultra, une seule BM1366 fournit environ 400 à 500 GH/s pour 11 à 13 W, soit près de 24 J/TH. C’est la puce qui a lancé la vague des Bitaxe grand public. Le 10 mars 2025, le hash gagnant du bloc 887 212, trouvé sur Solo CKPool par une grappe d’environ six Bitaxe, venait d’une Ultra tournant autour de 480 GH/s.

    Deux générations l’ont remplacée depuis : la BM1368, puis la BM1370 de la Bitaxe Gamma, autour de 14 à 16 J/TH. À hashrate égal, une Ultra consomme donc nettement plus. Une Ultra d’occasion reste un ticket de loterie valable, mais pour un achat neuf la Bitaxe Gamma est le choix logique. Les autres blocs de petits mineurs sont recensés dans notre suivi.

  • BM1368

    Le BM1368 est la puce ASIC SHA-256 de Bitmain qui équipe l’Antminer S21. Dans le matériel open source, on la trouve dans la Bitaxe Supra (séries 401 et 402) et dans le NerdQAxe+, qui en réunit quatre.

    Une Bitaxe Supra donne environ 600 à 700 GH/s pour 11 à 13 W, soit 17 à 18 J/TH, contre environ 24 J/TH pour la BM1366 de la Bitaxe Ultra. Pour la même facture d’électricité, on calcule donc à peu près un tiers de hashs en plus.

    Plusieurs guides attribuent à tort une BM1366 à la Supra : c’est bien une BM1368. La Supra appartient aujourd’hui à l’ancienne génération (son dépôt matériel est inactif depuis janvier 2025) et la Bitaxe Gamma, avec sa BM1370, l’a remplacée de fait. Pour choisir parmi les modèles actuels : quel mineur open source acheter.

  • BM1370

    Le BM1370 est la puce ASIC SHA-256 de Bitmain de l’Antminer S21 Pro, qui en embarque 195 pour 234 TH/s et environ 15 J/TH. C’est la puce de presque tout le matériel open source récent, qui se distingue surtout par le nombre de puces :

    • 1 puce : Bitaxe Gamma et NerdAxe Gamma, environ 1,1 à 1,3 TH/s pour 15 à 18 W ;
    • 2 puces : Bitaxe Gamma Turbo (GT 801), environ 2,1 à 2,5 TH/s ;
    • 4 puces : NerdQAxe++, environ 4,8 TH/s ;
    • 6 puces : Bitaxe Gamma Hex, environ 8,4 TH/s annoncés ;
    • 8 puces : NerdOctaxe Gamma, environ 9,6 TH/s.

    Avec 14 à 16 J/TH en réglage d’origine, une Bitaxe Gamma joue dans la même classe d’efficacité qu’une machine industrielle. Le home miner n’a plus de handicap par watt, seulement un handicap de taille : à 1,2 TH/s, le temps moyen avant un bloc reste d’environ 15 000 ans. Cela n’a pas empêché une Bitaxe à BM1370, autour de 1 TH/s, de trouver le bloc 957 382 le 10 juillet 2026 sur Public Pool.

  • BM1397

    Le BM1397 est une puce ASIC SHA-256 de Bitmain, celle de l’Antminer S17 (2019). C’est aussi la puce de la toute première Bitaxe, la Bitaxe Max, dont les plans sont toujours publiés dans le dépôt bitaxeorg/bitaxeMax. Quelques clones mono-puce vendus à bas prix l’utilisent encore.

    Une Bitaxe Max tourne autour de quelques centaines de GH/s pour une quinzaine de watts. Sur l’Antminer S17, l’efficacité se situait vers 40 à 45 J/TH, soit près de trois fois moins bien qu’une BM1370.

    Pour le solo mining, cela se traduit simplement : à consommation égale, une Bitaxe Max apporte environ trois fois moins de hashrate qu’une Bitaxe Gamma, donc trois fois moins de chances par jour pour le même coût électrique. Un modèle à BM1397 d’occasion peut encore tourner, mais il ne se justifie plus à l’achat. Pour comparer les modèles actuels : quel mineur open source acheter.

  • Break-even

    Le break-even, ou seuil de rentabilité, est le moment où les gains cumulés couvrent les coûts engagés : achat du matériel et électricité. Au-delà, le mineur est gagnant.

    En pool mutualisé, on reçoit un petit revenu régulier et le break-even se calcule comme une durée. En solo, rien ne tombe entre deux blocs : le compteur reste à zéro, puis saute d’un coup. Le break-even n’est donc pas une date mais un événement, celui où votre machine trouve un bloc.

    Pour une Bitaxe Gamma, le coût est d’environ 121 € à l’achat puis 26 € d’électricité par an (15 W à 0,2001 €/kWh). Un bloc vaut environ 3,15 BTC, soit à peu près 234 000 € au cours du 29 septembre 2026, l’équivalent de 9 000 ans d’électricité. Mais le temps moyen avant un bloc est d’environ 15 000 ans, soit 1 chance sur 15 000 par an : pour l’immense majorité des mineurs, ce seuil ne sera jamais franchi. Pour la location de hashrate, la question se pose autrement, voir louer du hashrate ou acheter et le vrai calcul de rentabilité.

  • Cible

    La cible (target) est un nombre de 256 bits. Pour qu’un bloc soit valide, le hash de son en-tête, lu comme un nombre, doit lui être inférieur. Elle est inscrite dans l’en-tête sous une forme compacte, le champ « bits ».

    Cible et difficulté disent la même chose de deux façons : la difficulté est le rapport entre la cible maximale (celle du bloc genesis) et la cible actuelle. Plus la difficulté monte, plus la cible est basse, et plus le hash doit commencer par de nombreux zéros. Au 29 septembre 2026, avec une difficulté d’environ 133 T, un hash donné a environ 1 chance sur 5,7 × 1023 de passer. La cible est recalculée avec la difficulté tous les 2 016 blocs.

    À ne pas confondre avec la cible de share fixée par le pool, beaucoup plus facile à atteindre : sur Solo CKPool, la difficulté de share minimale est de 10 000, pour que votre Bitaxe envoie régulièrement des preuves de travail partielles. Seul un hash sous la cible du réseau fait un bloc. Pour aller plus loin : la difficulté Bitcoin expliquée simplement.

  • Coinbase Transaction

    La transaction coinbase est la première transaction de chaque bloc, celle qui crée des bitcoins. Son unique entrée ne dépense aucun UTXO existant : elle contient un champ libre, le script coinbase, où figurent la hauteur du bloc (BIP 34), l’extranonce et souvent une signature du pool. Elle n’a rien à voir avec la plateforme d’échange Coinbase, qui lui a emprunté son nom.

    Ses sorties versent la récompense de bloc : 3,125 BTC de subvention depuis avril 2024, plus les frais de toutes les transactions du bloc. Ces bitcoins ne sont dépensables qu’après 100 confirmations.

    En solo mining, tout se joue ici. Le pool solo inscrit votre adresse dans la coinbase du bloc qu’il vous fait miner : sur Solo CKPool, elle vous paie directement, moins les 2 % du pool. Pas de compte, pas de retrait à demander : si le bloc passe, les bitcoins sont à vous et vérifiables sur mempool.space. D’où l’importance de saisir une adresse dont vous détenez vraiment les clés (voir que faire si vous trouvez un bloc).

  • Confirmation

    Une transaction reçoit sa première confirmation quand elle est incluse dans un bloc. Chaque bloc ajouté ensuite par-dessus en donne une de plus. Avec un bloc toutes les 10 minutes en moyenne, 6 confirmations représentent environ une heure, mais l’écart réel varie beaucoup car l’intervalle entre deux blocs est aléatoire.

    Plus une transaction a de confirmations, plus il faudrait de travail pour l’annuler. Les plateformes fixent leurs propres seuils ; 6 confirmations reste l’usage historique pour les montants importants, une seule suffit souvent pour un petit paiement.

    Le cas du mineur est particulier. Les bitcoins créés par la transaction coinbase ne peuvent être dépensés qu’après 100 confirmations, soit environ 16 à 17 heures. Si vous trouvez un bloc en solo, la récompense apparaît tout de suite à votre adresse mais reste immobilisée pendant ce délai. Cette règle protège le réseau au cas où le bloc deviendrait orphelin. Les étapes suivantes sont dans que faire si vous trouvez un bloc.

  • Coût électrique

    Le coût électrique est la dépense d’électricité d’un mineur : puissance en watts, multipliée par les heures de fonctionnement et par le prix du kWh. Sur une année en continu, la formule se simplifie : watts × 8,76 × prix du kWh = euros par an.

    Au tarif Bleu EDF option Base (0,2001 € TTC/kWh pour 3 et 6 kVA, en vigueur depuis le 1er août 2026), hors abonnement :

    • NerdMiner V2, environ 1 W : moins de 2 € par an ;
    • Bitaxe Gamma, 15 W : environ 26 € par an ;
    • Bitaxe GT, 40 W : environ 70 € par an ;
    • NerdQAxe++, 80 W : environ 140 € par an.

    Beaucoup d’articles calculent encore avec 0,2516 €/kWh, le tarif de février 2025, ce qui gonfle les montants d’environ un quart. En solo, ce coût est le prix du ticket de loterie : il se compare à l’espérance de gain, pas à un revenu. Les options tarifaires sont comparées dans heures creuses EDF et mining, les mesures réelles dans la consommation électrique d’une Bitaxe.

  • Difficulté

    La difficulté mesure à quel point il est dur de trouver un hash de bloc valide, par rapport au tout premier bloc (difficulté 1). Au 29 septembre 2026, elle vaut environ 132,76 T, soit près de 133 000 milliards. Concrètement, il faut en moyenne D × 232, environ 5,7 × 1023 hashs, pour trouver un bloc.

    Elle est recalculée tous les 2 016 blocs, environ deux semaines. Le protocole compare le temps réellement écoulé aux 20 160 minutes prévues : si les blocs sont venus trop vite, la difficulté monte, s’ils sont venus trop lentement, elle baisse. Chaque correction est plafonnée à un facteur 4 dans un sens comme dans l’autre. Le dernier ajustement, au bloc 967 680 le 19 septembre 2026, était de +4,16 % ; le suivant est attendu au bloc 969 696, vers le 3 octobre.

    Pour un home miner, la difficulté fixe directement les chances. Avec une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s, elle donne aujourd’hui 1 chance sur 5,5 millions par jour de trouver un bloc. Si elle augmente de 20 %, ces chances sont divisées par 1,2 sans que la machine ait changé. Le mécanisme est détaillé dans la difficulté Bitcoin expliquée simplement, et le calcul pour votre propre matériel dans calculer ses chances réelles de trouver un bloc.

  • ESP32

    L’ESP32 est une famille de microcontrôleurs d’Espressif Systems avec WiFi intégré. Peu coûteux et bien documenté, c’est le cerveau de presque tous les petits mineurs open source.

    Sur une Bitaxe ou un NerdQAxe++, l’ESP32-S3 ne mine pas. Il gère le WiFi, dialogue avec le pool en Stratum, transmet le travail à la puce ASIC, règle la fréquence, la tension et le ventilateur, et sert l’interface web AxeOS. Le firmware ESP-Miner est construit sur l’ESP-IDF, le kit de développement d’Espressif.

    Sur un NerdMiner, l’ESP32 fait tout, y compris le calcul des SHA-256. D’où son hashrate de 50 à 78 kH/s, environ 20 millions de fois moins qu’une Bitaxe Gamma : un processeur généraliste ne rivalise pas avec un circuit dédié. Le montage pas à pas est dans construire son NerdMiner V2.

    Limite pratique : les ESP32 de ces mineurs ne se connectent qu’en WiFi 2,4 GHz. C’est l’origine de beaucoup de soucis de connexion, traités dans les erreurs WiFi courantes.

  • Extranonce

    L’extranonce est un espace de valeurs placé dans le script de la transaction coinbase, que le mineur fait varier pour obtenir de nouveaux en-têtes de bloc à tester. Il existe parce que le nonce de l’en-tête ne fait que 32 bits, épuisés en moins de 4 millisecondes par une Bitaxe Gamma.

    Changer l’extranonce modifie la coinbase, donc la racine de Merkle, donc l’en-tête : 232 nouveaux nonces redeviennent disponibles.

    Avec le protocole Stratum, il est coupé en deux. L’extranonce1 est attribué par le pool à chaque connexion, pour que deux mineurs ne refassent jamais le même travail. L’extranonce2 est incrémenté par le mineur lui-même. C’est pour ça que plusieurs Bitaxe branchées sur le même pool solo, avec la même adresse, explorent chacune un espace différent.

  • Firmware

    Le firmware est le logiciel embarqué qui fait tourner un mineur. Il gère la connexion au pool en Stratum, pilote la puce ASIC (fréquence, tension), surveille les températures et le ventilateur, et fournit l’interface de configuration.

    Sur les Bitaxe, le firmware s’appelle ESP-Miner et son interface web s’appelle AxeOS. La version actuelle est la 2.15.3 (20 septembre 2026). Depuis la 2.15.0, l’interface est intégrée au fichier esp-miner.bin : un seul fichier à flasher, là où il fallait auparavant www.bin puis esp-miner.bin. La mise à jour se fait depuis l’interface, sans câble.

    Le NerdQAxe++ utilise un fork, ESP-Miner-NerdQAxePlus (v1.1.0.1 en septembre 2026), et le NerdMiner son propre firmware, NerdMiner_v2 (V1.8.3). Côté industriel, les Antminer tournent sous un Linux embarqué de Bitmain ou sous des firmwares alternatifs comme Braiins OS.

    Avant de flasher, vérifiez que le fichier correspond au modèle exact : un firmware prévu pour une autre carte peut obliger à reflasher par USB. La marche à suivre sur Bitaxe est dans AxeOS : prise en main et paramétrage.

  • Frais de transaction

    Les frais de transaction sont la différence entre ce qu’une transaction Bitcoin dépense en entrée et ce qu’elle envoie en sortie. L’émetteur les laisse aux mineurs pour que sa transaction soit incluse dans un bloc. Ils s’expriment en satoshis par octet virtuel (sat/vB) : la place dans un bloc étant limitée, les mineurs retiennent en priorité les transactions qui paient le mieux.

    Le mineur qui trouve le bloc encaisse la somme de ces frais dans sa transaction coinbase, en plus de la subvention. Fin septembre 2026, la mempool est presque vide et 1 sat/vB suffit : les frais représentent environ 0,023 BTC par bloc en moyenne sur un mois, soit 0,7 % de la récompense de bloc. Ils peuvent grimper fortement en période de congestion : le bloc 840 000, celui du halving d’avril 2024, a rapporté 37,6 BTC de frais.

    À long terme, ce sont les frais qui devront rémunérer les mineurs à mesure que la subvention baisse à chaque halving (voir le halving et le solo mining). Sur un pool solo, c’est le pool qui choisit les transactions ; avec Stratum V2, le mineur peut proposer les siennes.

  • Halving

    Le halving divise par deux la subvention de bloc tous les 210 000 blocs, soit environ tous les quatre ans. La règle est inscrite dans le code de Bitcoin depuis le départ :

    • 2009 : 50 BTC par bloc ;
    • novembre 2012 (bloc 210 000) : 25 BTC ;
    • juillet 2016 (bloc 420 000) : 12,5 BTC ;
    • mai 2020 (bloc 630 000) : 6,25 BTC ;
    • avril 2024 (bloc 840 000) : 3,125 BTC ;
    • vers avril 2028 (bloc 1 050 000) : 1,5625 BTC.

    Cette suite plafonne l’émission totale juste sous 21 millions de bitcoins. La subvention deviendra nulle vers 2140 ; les mineurs ne seront alors payés que par les frais de transaction.

    Pour un solo miner, le prochain halving divise le gros lot par deux en BTC, à chances égales. Ce qu’il vaudra en euros dépend du prix et de la difficulté, et personne ne sait comment ils réagiront. Au 29 septembre 2026, il restait environ 80 800 blocs avant le bloc 1 050 000, et la date exacte dépendra du rythme des blocs. Analyse complète dans le halving et le solo mining.

  • Hash

    Un hash est l’empreinte de taille fixe qu’une fonction de hachage produit à partir de n’importe quelle donnée. En Bitcoin, la fonction est SHA-256 : le résultat fait 256 bits, affiché en 64 caractères hexadécimaux. Changer un seul bit de l’entrée donne une empreinte sans aucun rapport avec la précédente, et on ne peut pas remonter du hash à la donnée d’origine.

    Deux entrées différentes pourraient en théorie donner le même hash, puisque le nombre d’empreintes possibles est fini. Personne n’a jamais trouvé une telle collision pour SHA-256, et en pratique on traite chaque hash comme unique.

    Miner revient à calculer des hashs d’en-tête de bloc à la chaîne, en espérant obtenir un nombre inférieur à la cible. C’est pour ça que les hashs de blocs commencent par une longue série de zéros. Une Bitaxe Gamma en calcule environ 1 200 milliards par seconde, le réseau entier environ 950 × 1018 fin septembre 2026 : c’est ce qu’on appelle le hashrate.

  • Hashrate

    Le hashrate est le nombre de hashs qu’une machine, ou le réseau entier, calcule chaque seconde. Il s’exprime en H/s avec les préfixes habituels. Quelques repères à fin septembre 2026 :

    • kH/s (103) : un NerdMiner V2, environ 50 kH/s ;
    • GH/s (109) : une Bitaxe Ultra, 400 à 500 GH/s ;
    • TH/s (1012) : une Bitaxe Gamma, 1,1 à 1,3 TH/s ; un NerdQAxe++, 4,8 TH/s ; un Antminer S21 Pro, 234 TH/s ;
    • PH/s (1015) : Solo CKPool, environ 145 PH/s en moyenne sur 7 jours ;
    • EH/s (1018) : le réseau Bitcoin, environ 950 EH/s.

    Le hashrate du réseau n’est pas mesuré directement. Il est estimé à partir de la difficulté et du rythme d’arrivée des blocs, d’où des moyennes journalières qui oscillent : entre 837 et 1 088 EH/s sur la dernière semaine de septembre 2026 selon mempool.space.

    En solo, seul compte le rapport entre votre hashrate et celui du réseau. Une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s face à 950 EH/s, c’est environ 1 chance sur 790 millions à chaque bloc, et 1 sur 5,5 millions par jour. La méthode de calcul est dans calculer ses chances réelles de trouver un bloc, et la consommation associée se lit en watts par terahash.

  • Lottery Mining

    Le lottery mining désigne le solo mining avec un petit hashrate : quelques TH/s ou moins, face à un réseau d’environ 950 EH/s. La probabilité de trouver un bloc est infime, mais le gagnant empoche le bloc entier, 3,125 BTC de subvention plus les frais, soit environ 3,15 BTC ou près de 234 000 € au cours du 29 septembre 2026.

    Les ordres de grandeur actuels : une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s a 1 chance sur 5,5 millions par jour, pour un temps moyen d’environ 15 000 ans. Un NerdQAxe++ à 4,8 TH/s descend autour de 3 800 ans. Le tirage est sans mémoire : chaque hash a la même chance, et avoir miné cinq ans ne rapproche pas du bloc.

    Ça tombe parfois. Le 10 juillet 2026, une Bitaxe seule d’environ 1 TH/s a trouvé le bloc 957 382 sur Public Pool (suivi des blocs trouvés par des home miners). En espérance, en revanche, c’est perdant : environ 15 € de gain moyen par an pour une Bitaxe Gamma, contre 26 à 30 € d’électricité. On paie un ticket, pas un revenu. La comparaison avec un vrai tirage est faite dans LOTO® vs mining Bitcoin.

  • Lucky Block

    Un lucky block est un bloc trouvé bien plus tôt que ce que le hashrate laissait prévoir. Les pools mesurent cela avec la « luck », qui compare le travail réellement fourni au travail statistiquement nécessaire. Les conventions varient d’un pool à l’autre : chez certains, 50 % signifie deux fois plus vite que prévu, chez d’autres, c’est 200 %. Il faut lire la légende avant d’interpréter le chiffre.

    En home mining, presque chaque bloc trouvé est un lucky block extrême. Le 10 juillet 2026, une Bitaxe seule d’environ 1 TH/s a trouvé le bloc 957 382 sur Public Pool, alors que son temps moyen attendu se compte en dizaines de milliers d’années. Les autres cas documentés sont dans ces solo miners qui ont gagné le jackpot.

    Cette chance ne se prévoit pas et ne s’accumule pas. Le minage n’a pas de mémoire : un bloc trouvé ne rend pas le suivant plus ou moins probable, et des années sans bloc ne rapprochent pas du prochain. C’est tout le principe du lottery mining.

  • Mempool

    La mempool (memory pool) est la salle d’attente des transactions : elles sont valides et diffusées sur le réseau, mais pas encore incluses dans un bloc. Il n’existe pas une mempool unique. Chaque nœud garde la sienne en mémoire, avec ses propres limites (300 Mo par défaut dans Bitcoin Core).

    Pour préparer un modèle de bloc, le nœud du mineur ou du pool pioche dans sa mempool les transactions qui paient le plus par unité de taille, en satoshis par vbyte (sat/vB). Quand la mempool déborde, les utilisateurs surenchérissent et les frais montent. Quand elle se vide, ils retombent au minimum.

    Fin septembre 2026, elle est presque vide : 1 sat/vB suffit pour entrer dans le bloc suivant, et les frais de transaction ne rapportent qu’environ 0,02 BTC par bloc, soit 0,7 % de la récompense. On peut la regarder en direct sur mempool.space, qui sert aussi à vérifier les blocs trouvés en solo.

  • Merkle Root

    La racine de Merkle (Merkle root) est un hash de 32 octets qui résume toutes les transactions d’un bloc. On hache chaque transaction, puis on hache les résultats deux par deux, et ainsi de suite jusqu’à n’en garder qu’un. Quand un niveau compte un nombre impair de hashs, le dernier est dupliqué.

    Ce hash est inscrit dans l’en-tête du bloc. Modifier, ajouter ou retirer une seule transaction change la racine, donc l’en-tête, donc le hash du bloc. La structure permet aussi de prouver qu’une transaction figure dans un bloc avec une poignée de hashs intermédiaires, sans télécharger le bloc entier : c’est la vérification SPV des portefeuilles légers.

    Côté minage, la transaction coinbase est la première feuille de l’arbre. Chaque fois que le mineur change l’extranonce qu’elle contient, la racine change et un nouvel en-tête devient disponible à tester. Avec le protocole Stratum, le pool envoie les branches de l’arbre, et c’est le firmware de votre Bitaxe qui recalcule la racine.

  • Minage en solo

    Le minage en solo (solo mining) consiste à chercher un bloc pour soi seul. Si votre machine le trouve, la récompense entière, 3,125 BTC plus les frais, arrive à votre adresse. Sinon, vous ne touchez rien : pas de partage, pas de revenu régulier.

    Il y a deux façons de s’y prendre. La plus simple consiste à brancher son mineur sur un pool solo, qui fournit le modèle de bloc et inscrit votre adresse dans la transaction coinbase. Solo CKPool prend 2 %, Braiins Solo 0,5 %, Public Pool 0 %, et aucun ne demande de compte : l’adresse BTC sert d’identifiant. La plus autonome consiste à faire tourner son propre nœud et à y héberger un pool solo (Public Pool sur Umbrel ou Start9), ce qui supprime tout intermédiaire.

    Attention au vocabulaire : OCEAN est souvent présenté comme un pool solo, alors que c’est un pool mutualisé qui partage les récompenses (méthode TIDES). Les bases sont posées dans c’est quoi le solo mining Bitcoin et la comparaison dans solo mining vs pool mining.

  • NerdMiner

    Le NerdMiner est un petit mineur Bitcoin open source qui calcule ses hashs SHA-256 directement sur un microcontrôleur ESP32, le plus souvent l’ESP32-S3 d’une carte LilyGO T-Display S3, sans aucune puce ASIC. Le code est publié dans le dépôt NerdMiner_v2 ; la dernière version du firmware est la V1.8.3 (septembre 2025).

    Son hashrate se compte en kilohashs : environ 50 à 78 kH/s selon la version du firmware, pour à peu près 1 W. Une Bitaxe Gamma va environ 20 millions de fois plus vite. Avec la difficulté de fin septembre 2026 (environ 133 T), le temps moyen avant qu’un NerdMiner trouve un bloc dépasse 360 milliards d’années. La probabilité n’est pas nulle, mais elle n’a aucune portée pratique.

    Son intérêt est ailleurs. L’écran affiche le hashrate, la meilleure difficulté atteinte, le prix du BTC et des statistiques du réseau : c’est un bon objet pour comprendre la chaîne complète, du WiFi au protocole Stratum. Il se vend monté (NerdMiner V2 chez Power Mining, environ 50 € en septembre 2026) ou se construit soi-même, comme dans notre guide DIY. Le test complet est dans NerdMiner V2 : le mineur Bitcoin à moins de 50 €.

    Le lien Power Mining de cette définition est affilié : le code SOLOMINER vous donne 10 % de remise et me reverse une commission, sans surcoût pour vous.

  • NerdQAxe

    NerdQAxe désigne une famille de mineurs open source conçus par shufps. Elle reprend l’esprit du NerdMiner (format de bureau, écran intégré) mais mine avec de vraies puces ASIC Bitmain, pilotées par un ESP32-S3. D’après le dépôt matériel du projet :

    • NerdQAxe+ : 4 puces BM1368, environ 2,5 TH/s pour 55 W (≈ 22 J/TH) ;
    • NerdQAxe++ : 4 puces BM1370, environ 4,8 TH/s pour 70 à 80 W (≈ 15 à 16 J/TH), le modèle actuel ;
    • QAxe et QAxe+ : premières versions, déclarées en fin de vie.

    Un NerdQAxe++ à 4,8 TH/s a environ 1 chance sur 1,4 million par jour de trouver un bloc en solo, soit un temps moyen d’environ 3 800 ans à la difficulté de fin septembre 2026. En continu à 80 W, il coûte environ 140 € d’électricité par an au tarif Bleu EDF Base (0,2001 €/kWh). Un NerdQAxe++ seul a trouvé le bloc 944 078 le 7 avril 2026 sur le pool Noderunners.

    Le firmware est un fork d’ESP-Miner, ESP-Miner-NerdQAxePlus. Le NerdQAxe++ est vendu chez Power Mining à partir d’environ 363 € (septembre 2026). Pour aller plus loin : notre présentation du NerdQAxe++ et la configuration WiFi sans galère.

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  • Nœud

    Un nœud est un ordinateur qui fait tourner un logiciel Bitcoin, le plus souvent Bitcoin Core, et participe au réseau pair à pair. Un nœud complet télécharge toute la blockchain, vérifie chaque bloc et chaque transaction selon les règles de consensus, et rejette ce qui ne les respecte pas, sans faire confiance à personne.

    Un nœud ne mine pas : il valide et relaie. Le mineur, lui, a besoin d’un nœud pour savoir quelles transactions mettre dans son bloc et pour diffuser ce bloc une fois trouvé. Quand vous branchez une Bitaxe sur un pool solo, c’est le nœud du pool qui fait ce travail.

    Faire tourner son propre nœud, par exemple sur un Umbrel ou un Start9, permet d’y héberger Public Pool et de miner en solo sans pool tiers : vous choisissez alors vous-même le contenu de vos blocs. Le bloc 920 440, en octobre 2025, a été trouvé de cette façon. Certains appareils réunissent les deux rôles, comme la Bitaxe Gamma Node.

  • Nonce

    Le nonce (number used once) est un champ de 32 bits de l’en-tête de bloc que le mineur modifie à chaque tentative. Il offre 232 valeurs, soit environ 4,3 milliards de combinaisons.

    Ça semble beaucoup, mais une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s les parcourt toutes en moins de 4 millisecondes. Le nonce seul ne suffit donc plus depuis longtemps. Les mineurs élargissent l’espace de recherche de deux façons : l’extranonce, placé dans la transaction coinbase, qui modifie la racine de Merkle ; et le version rolling (BIP 320), qui fait varier certains bits du champ version de l’en-tête. ESP-Miner, le firmware des Bitaxe, s’appuie sur les deux.

    L’expression « trouver le bon nonce » est une image. Il n’existe pas de nonce gagnant caché quelque part : un bloc candidat devient valide quand une combinaison de nonce, d’extranonce, de version et d’horodatage donne un hash inférieur à la cible.

  • Overclocking

    L’overclocking consiste à monter la fréquence de la puce ASIC au-delà du réglage d’origine pour obtenir plus de hashrate. Sur une Bitaxe, on règle dans AxeOS la fréquence (en MHz) et souvent la tension du cœur (en mV), parce qu’une fréquence plus élevée demande en général plus de tension pour rester stable.

    Le gain n’est jamais gratuit. La consommation augmente plus vite que le hashrate, donc l’efficacité en J/TH se dégrade. La puce et le régulateur de tension chauffent davantage, et l’alimentation doit suivre. Un réglage trop poussé se repère aux erreurs de hash, aux shares rejetées ou aux redémarrages : surveillez les températures affichées dans AxeOS après chaque palier.

    En solo, le calcul reste linéaire : 10 % de hashrate en plus, c’est 10 % de chances en plus par jour, pas davantage. Sur une Bitaxe Gamma, le temps moyen avant un bloc passe d’environ 15 000 à 13 600 ans. Cela ne change pas la nature du pari et peut raccourcir la durée de vie du matériel. Les réglages testés sont dans overclocking et underclocking du Bitaxe ; l’inverse est décrit à undervolting.

  • Pool de minage

    Un pool de minage réunit la puissance de calcul de nombreux mineurs pour trouver des blocs plus souvent, puis partage les récompenses selon la contribution de chacun, mesurée en shares. Le mineur reçoit de petits paiements réguliers au lieu d’attendre un bloc entier.

    Les méthodes de partage varient : FPPS paie chaque share à un tarif fixe, PPLNS ou TIDES (chez OCEAN) répartissent chaque bloc entre les mineurs qui ont travaillé sur une fenêtre récente. Les frais dépendent du pool, par exemple 2 % chez OCEAN, ou 1 % en construisant son propre modèle de bloc avec DATUM. Le revers : quelques gros pools construisent la majorité des blocs et décident de leur contenu.

    Un pool solo, lui, ne partage rien. Il fournit l’infrastructure et le bloc trouvé paie un seul mineur. Pour une Bitaxe Gamma, un pool classique verserait environ 57 satoshis par jour avant frais, quelques centimes. C’est tout l’arbitrage expliqué dans solo mining ou pool et, pour le choix concret, quel pool solo choisir.

  • Pool URL

    La pool URL est l’adresse que le mineur contacte pour recevoir son travail : un nom d’hôte et un port, souvent écrits sous la forme stratum+tcp://hôte:port. Dans AxeOS, l’hôte et le port se saisissent dans deux champs séparés. Les valeurs courantes en solo, relevées fin septembre 2026 :

    • Solo CKPool : stratum.ckpool.org, port 3333. Ce point d’accès choisit le serveur le plus proche et bascule automatiquement en cas de panne ; eusolo.ckpool.org force un serveur européen. Le port 4334 est réservé aux locations de hashrate, le 3336 à Stratum V2 ;
    • Public Pool : public-pool.io, port 21496.

    Sur ces pools, le port ne sert pas à choisir la difficulté des shares : elle s’ajuste automatiquement au hashrate du mineur. L’ancienne adresse solo.ckpool.org circule encore dans beaucoup de guides ; la page officielle recommande désormais stratum.ckpool.org. L’identifiant à saisir à côté est votre adresse Bitcoin, voir worker. Pas à pas : configurer son Bitaxe sur CK Pool et connecter son NerdMiner à un pool Stratum.

  • Preuve de travail

    La preuve de travail (Proof of Work, PoW) est la règle qui oblige à dépenser du calcul pour ajouter un bloc. Le bloc est accepté si le hash de son en-tête passe sous la cible. Trouver un tel hash demande en moyenne un nombre gigantesque d’essais, alors que n’importe quel nœud vérifie le résultat en un seul calcul.

    Cette asymétrie protège l’historique. Pour réécrire un bloc passé, un attaquant devrait refaire sa preuve de travail et celle de tous les blocs suivants, puis dépasser le reste du réseau, qui tourne à environ 950 EH/s fin septembre 2026. En matériel comme en électricité, la facture rend l’opération irréaliste. La question de l’énergie consommée est traitée chiffres à l’appui dans solo mining et environnement.

    C’est aussi la preuve de travail qui rend le lottery mining possible : chaque hash est un tirage indépendant. La Bitaxe d’un particulier et une ferme de milliers d’Antminer jouent au même jeu, la ferme a simplement infiniment plus de tickets.

  • Public Pool

    Public Pool est un logiciel de pool de minage solo open source écrit par Benjamin Wilson, et le service hébergé qui l’utilise (web.public-pool.io). Il ne prélève pas de frais. Si un mineur connecté trouve un bloc, la récompense va à son adresse, sans partage avec les autres utilisateurs.

    Techniquement, c’est un serveur Stratum branché sur un nœud Bitcoin : il construit les blocs candidats avec votre adresse dans la transaction coinbase et distribue le travail à votre mineur. Pour s’y connecter : hôte public-pool.io, port 21496, et votre adresse Bitcoin comme identifiant. Le site affiche ensuite votre hashrate et la meilleure difficulté atteinte.

    Le logiciel peut aussi être auto-hébergé, par exemple sur Umbrel ou Start9, et beaucoup de blocs attribués à « Public Pool » viennent de ces instances privées. mempool.space lui en attribue 8, dont 5 en 2026. Le bloc 957 382, le 10 juillet 2026, a été trouvé par une seule Bitaxe d’environ 1 TH/s. Comparaison avec les autres options : quel pool solo choisir et le suivi des blocs de home miners.

  • Récompense de bloc

    La récompense de bloc est ce que touche le mineur qui trouve un bloc valide. Elle a deux composantes : la subvention, c’est-à-dire les bitcoins nouvellement créés, et les frais de toutes les transactions incluses. Les deux sont versés par la transaction coinbase du bloc.

    Depuis le halving d’avril 2024 (bloc 840 000), la subvention est de 3,125 BTC. Les frais sont très faibles fin septembre 2026 : environ 0,02 BTC par bloc en moyenne, soit 0,7 % du total, avec une mempool presque vide. La récompense tourne donc autour de 3,15 BTC, environ 234 000 € au cours du 29 septembre 2026 (environ 74 000 € le BTC). Les frais peuvent pourtant s’envoler ponctuellement : le bloc 840 000 en a rapporté 37,6 BTC à lui seul.

    En solo, le bloc entier revient au mineur, moins les frais du pool (2 % sur Solo CKPool, 0 % sur Public Pool). Les bitcoins ne sont utilisables qu’après 100 confirmations. La subvention passera à 1,5625 BTC au bloc 1 050 000, vers avril 2028. Ce qu’il faut faire le jour J est décrit dans que faire si vous trouvez un bloc, et l’effet des halvings dans le halving et le solo mining.

  • Rentabilité

    La rentabilité du minage compare ce qu’il rapporte à ce qu’il coûte : l’achat du matériel et l’électricité. Elle dépend du hashrate de la machine, de son efficacité en J/TH, de la difficulté du réseau, du prix du bitcoin et du prix du kWh.

    En solo, il n’y a pas de revenu régulier : on touche zéro, ou un bloc entier. Le seul calcul honnête est donc une espérance. Pour une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s, avec la difficulté et le cours de fin septembre 2026, elle vaut environ 15 € par an, contre 26 à 30 € d’électricité au tarif Bleu EDF Base, sans compter l’achat d’environ 121 €. L’espérance est négative. La location de hashrate suit la même logique : 100 TH/s pendant 24 heures coûtent environ 6,5 € HT pour une espérance d’environ 3,5 €.

    Le solo mining à domicile est une loterie à coût fixe : on paie une petite somme régulière pour une chance minuscule de toucher environ 234 000 € (un bloc au cours du 29 septembre 2026). Même en pool mutualisé, une Bitaxe ne couvre pas sa consommation à ce prix de l’électricité. Le détail est dans rentabilité du solo mining en France et rentabilité Bitaxe en France.

  • Satoshi

    Le satoshi (sat) est la plus petite unité du bitcoin : 1 BTC = 100 000 000 satoshis. Il porte le nom du créateur pseudonyme de Bitcoin, Satoshi Nakamoto.

    Au cours d’environ 74 000 € du 29 septembre 2026, un satoshi vaut environ 0,00074 €, et un euro achète environ 1 350 sats. Comme le cours a varié du simple au double sur les douze derniers mois, raisonner en sats évite de figer un prix.

    Dans le minage, les sats sont partout. Les frais de transaction s’expriment en sat/vB. La subvention actuelle de 3,125 BTC représente 312 500 000 sats, et les frais d’un bloc tournaient autour de 2,3 millions de sats fin septembre 2026. L’espérance de gain annuelle d’une Bitaxe Gamma, environ 15 €, équivaut à environ 20 000 sats. Le calcul complet est dans calculer ses chances réelles de trouver un bloc.

  • SHA-256

    SHA-256 (Secure Hash Algorithm, 256 bits) est une fonction de hachage de la famille SHA-2, conçue par la NSA et publiée par le NIST en 2001. Elle transforme n’importe quelle donnée en une empreinte de 256 bits, écrite en 64 caractères hexadécimaux.

    Bitcoin l’applique deux fois de suite (double SHA-256, parfois noté SHA-256d) à l’en-tête de 80 octets pour obtenir le hash du bloc. On la retrouve aussi dans les identifiants de transactions et dans la racine de Merkle.

    Les puces ASIC de minage ne savent faire que ce calcul. Une BM1370, la puce de la Bitaxe Gamma et de l’Antminer S21 Pro, en tire environ 1,2 TH/s pour 15 à 18 W sur une Bitaxe. Un microcontrôleur comme celui du NerdMiner plafonne autour de 50 kH/s : c’est la raison pour laquelle personne ne mine plus Bitcoin au processeur ou à la carte graphique.

  • Share

    Un share est un hash qui passe sous une cible fixée par le pool, beaucoup plus facile à atteindre que la cible du réseau. Le mineur l’envoie au pool comme preuve qu’il travaille réellement sur le bloc proposé.

    Dans un pool de minage classique, les shares servent de comptabilité : votre part des récompenses est proportionnelle au travail qu’ils représentent. Le pool ajuste la difficulté de share à chaque machine (vardiff) pour recevoir un flux régulier sans être submergé.

    En solo, les shares ne rapportent rien. Ils montrent que la machine tourne et permettent au pool d’estimer votre hashrate. Sur Solo CKPool, la difficulté de share minimale est de 10 000, si bien qu’une petite machine peut mettre un moment à apparaître dans les statistiques. Dans AxeOS, la « best difficulty » affiche votre meilleur share : s’il atteignait la difficulté du réseau, environ 133 T fin septembre 2026, ce serait un bloc. Réglages pratiques dans configurer son Bitaxe sur CK Pool.

  • Solo CK Pool

    Solo CKPool (solo.ckpool.org) est l’un des plus anciens pools de minage solo, géré par Con Kolivas, auteur du logiciel de pool ckpool et du mineur cgminer. Il n’y a pas de compte : votre adresse Bitcoin sert d’identifiant, et la transaction coinbase d’un bloc trouvé paie directement cette adresse. Les frais sont de 2 %, prélevés uniquement sur un bloc trouvé.

    L’adresse à utiliser est stratum.ckpool.org, port 3333 : elle oriente vers le serveur le plus proche et bascule en cas de panne. eusolo.ckpool.org reste disponible pour forcer l’Europe. Le port 4334 est réservé aux locations de hashrate, le 3336 à Stratum V2. La difficulté minimale des shares est de 10 000 : un mineur très lent peut mettre longtemps à apparaître dans les statistiques.

    Au 29 septembre 2026, le pool comptait environ 23 400 utilisateurs pour 145 PH/s en moyenne sur 7 jours. mempool.space lui attribue 305 blocs, dont 6 en 2026, le dernier (960 804) le 3 août. Parmi eux, le bloc 887 212 de mars 2025, trouvé par une grappe de Bitaxe. Configuration pas à pas : configurer son Bitaxe sur CK Pool. Comparatif : CK Pool ou Ocean.

  • Stratum

    Stratum est le protocole qui relie un mineur à un pool. Sa version 1, la plus répandue, échange des messages JSON en clair sur une connexion TCP, à l’adresse indiquée par la pool URL.

    Le mineur s’abonne puis s’authentifie ; sur un pool solo, l’identifiant est votre adresse Bitcoin. Le pool lui envoie des jobs : les champs de l’en-tête du bloc candidat, les deux moitiés de la transaction coinbase et la branche de Merkle. Le mineur y insère son extranonce, fait varier le nonce, et renvoie une share chaque fois qu’un hash passe la difficulté fixée par le pool.

    En solo, la mécanique est identique. La seule différence : la coinbase paie votre adresse, et si l’une de vos shares atteint aussi la difficulté du réseau, c’est un bloc complet pour vous. La mise en pratique sur une Bitaxe est détaillée dans configurer son Bitaxe sur CK Pool.

    Stratum V1 reste la norme sur la majorité du réseau fin 2026. Stratum V2 progresse (Bitaxe, CKPool, Braiins) : voir ce que Stratum V2 change pour un home miner.

  • Stratum V2

    Stratum V2 (SV2) est la refonte du protocole Stratum. Les messages passent en format binaire, plus compact que le JSON de la version 1. La connexion est chiffrée et authentifiée, ce qui empêche un intermédiaire sur le réseau de lire ou de détourner le travail du mineur.

    Le changement le plus discuté concerne la décentralisation. En V1, le pool choisit seul les transactions du bloc. En V2, le protocole de Job Declaration permet au mineur, équipé de son propre nœud Bitcoin, de proposer lui-même son modèle de bloc. C’est une possibilité, pas une obligation : un mineur SV2 peut très bien miner le modèle fourni par le pool.

    Côté home mining, le support est réel depuis 2026. ESP-Miner (AxeOS) gère SV2 nativement depuis la version 2.14.0 de juin 2026, et Solo CKPool expose un point d’accès SV2 sur le port 3336, avec un serveur de Job Declaration expérimental sur le 3337. Braiins Pool l’utilise en production. Stratum V1 reste néanmoins la norme sur la majorité du réseau. Détails dans Stratum V2 pour un home miner et Stratum V2 et DATUM.

  • Subsidy

    La subsidy (subvention de bloc) est la part de la récompense faite de bitcoins nouvellement créés. Le mineur qui trouve un bloc l’inscrit dans la transaction coinbase ; c’est le seul mécanisme d’émission de nouveaux bitcoins.

    Elle valait 50 BTC en 2009 et se divise par deux tous les 210 000 blocs lors du halving. Elle est de 3,125 BTC depuis avril 2024 (bloc 840 000) et passera à 1,5625 BTC au bloc 1 050 000, vers avril 2028. À force de divisions, elle tombera à zéro vers 2140 ; les mineurs ne seront alors payés que par les frais de transaction.

    Aujourd’hui, la subsidy représente plus de 99 % de la récompense : fin septembre 2026, les frais ne pèsent qu’environ 0,7 % d’un bloc. Pour un solo miner, le montant du gros lot, c’est donc la subsidy à peu de chose près. L’effet des baisses successives est analysé dans le halving et le solo mining.

  • Temps moyen entre blocs

    Bitcoin vise un bloc toutes les 10 minutes en moyenne. La difficulté, recalculée tous les 2 016 blocs, ramène le rythme vers cette cible quand le hashrate du réseau monte ou baisse. Entre deux ajustements, si le hashrate augmente, les blocs arrivent un peu plus vite que prévu.

    Dix minutes est une moyenne, pas un intervalle fixe. L’arrivée des blocs suit une loi exponentielle : environ 37 % des intervalles dépassent 10 minutes, et environ 5 % dépassent 30 minutes. Un bloc peut suivre le précédent de quelques secondes.

    Le même calcul s’applique à votre mineur, à une tout autre échelle : temps moyen = D × 232 ÷ votre hashrate. Pour une Bitaxe Gamma à 1,2 TH/s et une difficulté d’environ 133 T (septembre 2026), on obtient environ 15 000 ans. Comme pour le réseau, c’est une moyenne sans mémoire et non un délai d’attente : le bloc peut tomber demain ou jamais. Le détail du calcul est dans calculer ses chances réelles de trouver un bloc.

  • Undervolting

    L’undervolting consiste à réduire la tension du cœur de la puce ASIC. La consommation et la chaleur baissent ; pour rester stable, il faut souvent baisser un peu la fréquence en même temps, donc accepter un hashrate légèrement inférieur. Le but est d’améliorer l’efficacité, mesurée en J/TH.

    Sur une Bitaxe, le réglage se fait dans AxeOS, par petits paliers, en surveillant le hashrate réel, les erreurs et les températures. Une tension trop basse se traduit par des erreurs de hash, des shares rejetées ou des redémarrages.

    L’économie est modeste. Passer une Bitaxe Gamma de 17 à 14 W en continu fait gagner environ 5 € par an au tarif Bleu EDF Base (0,2001 €/kWh), et vos chances baissent au prorata du hashrate perdu. L’intérêt tient surtout à une machine plus froide et un ventilateur plus discret. Les réglages testés sont dans overclocking et underclocking du Bitaxe, et les chiffres de consommation dans la consommation électrique d’une Bitaxe.

  • UTXO

    Un UTXO (Unspent Transaction Output) est une sortie de transaction qui n’a pas encore été dépensée. Bitcoin ne tient pas de comptes avec des soldes : votre « solde » est la somme des UTXO que vos clés permettent de dépenser.

    Une transaction consomme des UTXO entiers en entrée et en crée de nouveaux en sortie. Pour payer 0,01 BTC avec un UTXO de 0,05 BTC, on dépense ce dernier en totalité : 0,01 BTC part au destinataire, le reste revient à une adresse de change qui vous appartient, moins les frais.

    Un bloc trouvé en solo crée un UTXO directement dans la transaction coinbase, à l’adresse que vous avez donnée au pool. Il reste immobilisé pendant 100 confirmations. Les versements réguliers d’un pool classique créent au contraire beaucoup de petits UTXO, qu’il faudra payer pour regrouper le jour où les frais remonteront.

  • Watt par Terahash

    Le watt par terahash (W/TH), qu’on écrit plus souvent J/TH (joules par terahash), mesure l’efficacité d’un mineur : l’énergie dépensée pour calculer mille milliards de hashs. Les deux notations disent la même chose, puisqu’un watt pendant une seconde vaut un joule et qu’un TH/s pendant une seconde donne un TH. Plus le chiffre est bas, plus la machine est efficace.

    Le calcul se fait à partir de deux valeurs lues dans l’interface du mineur : consommation en watts divisée par hashrate en TH/s. Une Bitaxe Gamma à 17 W pour 1,15 TH/s donne environ 14,8 J/TH. Quelques repères :

    • BM1397 (Antminer S17, Bitaxe Max) : environ 40 à 45 J/TH ;
    • BM1366 (Bitaxe Ultra) : environ 24 J/TH ;
    • BM1368 (Bitaxe Supra) : environ 17 à 18 J/TH ;
    • BM1370 (Bitaxe Gamma, NerdQAxe++) : environ 14 à 16 J/TH ;
    • Avalon Nano 3S : environ 23 J/TH.

    En solo, le J/TH donne le prix du ticket. À 15 J/TH et 0,2001 €/kWh, maintenir 1 TH/s toute l’année coûte environ 26 €, pour une espérance de gain d’environ 12 € aux conditions de fin septembre 2026. Le détail par modèle est dans la consommation électrique d’une Bitaxe et le vrai calcul de rentabilité.

  • Worker

    Le worker est l’identifiant sous lequel un mineur se connecte à un pool, saisi dans le champ utilisateur (Stratum User dans AxeOS). Sur un pool solo comme Solo CKPool ou Public Pool, cet identifiant est votre adresse Bitcoin : c’est elle que la transaction coinbase paiera si vous trouvez un bloc.

    On peut y ajouter un point et un nom, par exemple bc1q…xyz.bitaxe1. Le nom après le point est facultatif : il sert à distinguer plusieurs machines dans les statistiques du pool, sans changer l’adresse de paiement. Le mot de passe est en général ignoré, on y met x.

    Vérifiez l’adresse caractère par caractère et utilisez celle d’un portefeuille dont vous détenez les clés. Une adresse invalide sera refusée par le pool, mais une adresse valide qui n’est pas la vôtre enverrait la récompense à quelqu’un d’autre. Exemples complets : sur Bitaxe avec CK Pool et sur NerdMiner.